Le grand-père paternel de Charles Michael Palahniuk a tué sa femme à coups de fusil avant de se suicider. Penser : violence. Avant le divorce de ses parents, il grandit dans un mobile home. Penser : white trash. Il obtient un diplôme de journalisme à l'université de l'Oregon, mais il ne peut en vivre et devient mécanicien sur des moteurs de cars. Penser : échec, déception.Bagarre dans un camping
Chuck Palahniuk fait du bénévolat pour des associations d'aide aux sans-abris, aux personnes âgées et aux malades en phase terminale, qu'il accompagne à des séances de thérapie de groupe. Penser : marginalité ; mort. Il fait partie de la Cacophony Society, organisation subversive aux actions festives. Penser : désordre. L'atelier d'écriture de Tom Spanbauer lui inspire un style minimaliste dans un premier livre,Insomnia : If You Lived Here, You'd Be Home Already, jamais soumis à un éditeur.
Best-seller
Premier New York Times Bestseller, premier succès en librairie. Ses personnages sont des légendes urbaines trop vraies pour être inventées.
En 2000, il contribue à la condamnation à mort de l'assassin de son père ; il écrit Berceuse pour réussir à dépasser cet épisode. Penser : vengeance ; mort ; destin.
En 2003, il effectue sa tournée de promotion pour Journal intime. Palahniuk lit la nouvelle "Guts". Les gens s'évanouissent pendant les lectures. Total en 2004 : soixante évanouissements. Penser : horreur ; agression. "Guts" paraît en 2006 dans le recueil Haunted (A l'Estomac). Penser : obsessions récurrentes, sentiments d'oppression. Sous forme de chronologie inversée dans les premiers romans. Cela révèle une sorte de minimalisme (Voir : Gordon Lish, Amy Hempel). Répéter, créer des "chorus" (Penser : névrose).
Expérience
Il tente une nouvelle expérimentation dans A l'estomac ; poèmes, nouvelles, huis clos sanglant en fil conducteur, enfer à l'intérieur de chacun et du groupe. Chuck use de nombreux thèmes, d'abord marginalisation retournée en agressivité auto-destructrice ; ensuite horreur, satire, destin ; tension entre femme aimée et mère qui amène le chaos, suicide, pathologies mentales, figure christique, critique totale du modèle social, enfermement/libération. Bilan : Labellisé "auteur choc" en testostérone. "Être attaché à l'avant d'un train qui déraille" n'est pas forcément l'idée qui convienne, mais c'est la première qui vient à l'esprit.
En 2007 parait Peste, une biographie orale de Rant casey.
(Biographie extraite du site Flucuat)
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Ce romancier, a eu, je peux le dire aujourd'hui un impact inestimable sur ma façon de voir les choses. Suite à l'adaptation cinématographique qui a rendu célèbre, son roman"Fight Club", je me suis littéralement retrouvé avec la tête à l'envers.
Je m'explique:
En temps normal à la vue d'un film ou même d'un livre, chacun à sa façon d'interpréter ou de comprendre ce qu'il veut bien comprendre. Donc au final, on était tous là, assis ensemble dans cette salle obscure, mais personne n'a vu le même film. Du lancement au générique on donne le ton à l'histoire. On l'entache sans même le vouloir de notre propre expérience, qui déteint sur elle comme une bonne diarrhée dans une machine de linge blanc. A la sortie du ciné tout le monde colle son étiquette sur son beau tas de linge dégoulinant de merde et chaque spectateur y va de son "époustouflant","une performance magistrale"où d'un simple "merdique" si le scénario ne s'est pas aligné à ses principes ou remet en causes ses croyances.
Ce qui c'est passé quand je suis parti voir Fight Club, c'est exactement le contraire.
Ma vision des choses s'est retrouvée à tourner à l'intérieur de la machine, et pendant 1h30 c'est le film qui a déféqué en moi toutes ses tripes.
Et même après le défilé des derniers noms de techniciens et d'assistants secondaires que personne ne lit jamais à la fin du
générique, et bien t
out ça a continué à lover sacrément dans ma tête.
Ce film, ce livre, cet auteur, et le reste de ses oeuvres m'ont vraiment secoué. Aussi acide et choquant qu'il a pu être aux yeux de certains, à moi il m'a offert une vision radicalement différente, une vue "hors piste" où les choses étaient plus cru, plus réelles et surtout dénudées de toute moral. Comment aurais je pu l’imaginais, moi qui ai grandit dans cette génération walt disney ou tout le monde il est beau et gentil. Ou la violence c'est pour de faux, où si elle existe, c'est que dans les films et au journal de 20h. Moi qui n'ai connu que la suffisance et le confort dans cette société maternaliste au possible. Qu'est ce que j'en savais moi de la réalité?
Ce bouleversement je ne l'ai pas saisi comme tel sur le coup, mais il fut un premier pas dans l'engrenage qui m'amena vers une révolution intérieure bien plus grande, une révolution sans retour possible.
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