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Colossus

Bientôt 7 milliards d'homo sapiens sur ce gros tas de terre qui tourne en rond au milieu de nulle part.
Ça fait 7 milliards de points de vue différents sur la situation.
Et en tout et pour tout 7 milliards de têtes qui pensent tout bas "j'ai raison".

Avant j'imaginais la vérité comme un monument colossal, dont chacun depuis là où il se tenait, avait une certaine vision, un certain angle de vérité en quelque sorte.
Personne ne pouvant techniquement se trouver avec un point de vu cernant les 360° d'une telle immensité, il aurait suffi que l'on combine tous la somme de nos observations, de nos parts de vérité, pour reconstituer le puzzle existentiel dans son ensemble.
Le principe même d'humanité aurait alors prit tout son sens, toute sa splendeur...

J'ai très vite abandonné cette image naïve sortie tout droit du trou de balle de stroumpf idéaliste.
Et quand je dis très vite, je ne veux pas dire que cette idée rose anus ne m'a pas collé à la tête comme un vieux chewing-gum pendant 7ans. Non, ce que je veux dire c'est que la rupture avec cette idée a été si soudaine, si violente que chacun de mes ventricules s'en souvient encore.

Laissez moi vous raconter comment le colosse s'est écroulé sur lui même et dans quelles circonstances tout le monde est mort sous les décombres.

mardi 23 août 2011

Mon patch à la nicotine

( J'ai 20 minutes pour écrire cet article. )

Toi, là, connard ? A quoi sers tu vraiment içi bas ? Pourquoi végétons nous de la sorte ? On se baigne dans l'eau croupie de notre propre stagnation et nous adorons ça... Coincés entre la vraie décadence et la réussite galvanisante. Nous subissons, chaque jour un peu plus le manque de motivation chronique qui s'insinue dans notre existence. J'aimerai t'installer sur mes genoux et te saigner pour que coule le long de tes bras entaillés, la liqueur empoisonnante du Néant. Et puis si ça ne marche pas, je t'égorgerais.

Car si tu restes en vie, tu partiras loin, très loin. Et étant mon esclave intellectuel, tu ne peux partir. Je ne pourrais souffrir une telle séparation ! Point d'osmose avec d'autres qui ne sont que pâles copies de mon être, des alter ego mutilés ! Tu fais rebondir ma pensée alors qu'elle s'est si souvent écrasée contre le mur inerte de l'ignorance...


Je vais travailler, pour changer.